Netenyahou vs sionisme!

15 Jun 2009 In: Uncategorized

Je dois le dire en tant que incipit à ces quelques mots quelques heures après le pseudo discours historique de notre Premier Ministre, que c’est le cœur chargé de frustration que j’engage ce que j’aurais aimé dire à Benyamin Netenyahou quelques minutes après son allocution du 14 juin 2009 à l’Université de Bar Ilan, à Ramat Gan, ma ville.

Frustré je suis d’avoir entendu seize années après la signature des accords d’Oslo que cette avancée si pleine d’espoir qu’ont constitué les accords israélo-palestiniens se sont vus offrir une quasi homélie digne d’obsèques nationales.

Alors qu’à droite on s’offusque du caractère “gauchiste” des propos de Netenyahou, force est de constater que l’idée même d’un Etat palestinien souverain en Judée-Samarie a été définitivement oublié hier soir.

Je ne suis pourtant pas un grand défenseur de la cause palestinienne. Je le dis honnêtement : le sort des Palestiniens m’indiffère. Oui, je pourrais donc être vu, ou lu, comme l’un des membres de cette droite nationale que je combats depuis des années en Israël. Mais  le contraire est la vérité. Le sort des Palestiniens ne m’intéresse pas en tant que destin humaniste d’un peuple dont personne n’a jamais voulu et dont personne ne voudra jamais. Les Palestiniens m’intéressent en ce sens, que seul le passage à l’auto détermination totale pour ces derniers peut assurer pour toujours la sécurité et le devenir de l’Etat hébreu. Obama parlait d’honnêteté, soyons donc francs ! Autrement dit, point d’humanisme universel ici (je ne peux pas en tant que juif me le permettre, car il en va de ma sécurité), mais soucis d’auto préservation. Sans Etat palestinien viable, point de salut pour l’Etat juif. Et c’est bien là la véritable problématique à laquelle la droite israélienne en général et Netenyahou en particuliers n’ont rien compris.

Je m’explique.
Le camp national en Israël entend poursuivre sa mainmise, son occupation si vous voulez, des territoires palestiniens, vus côté israélien comme la terre de “nos ancêtres”. Bien. Mais le maintien de l’occupation, le refus de laisser aux Palestiniens le droit mais surtout le plaisir de s’auto gérer mène l’Etat d’Israël tout droit vers un paradoxe (un de plus !) bien plus complexe (voire le papier que j’ai écrit en 2004 sur le sujet http://www.uejf.org/tohubohu/international/enjeu.html).

En effet, si Jérusalem entend demeurer la seule démocratie du Proche-Orient et que Jérusalem continue de commander  à l’ordre du jour en Judée, en Samarie et d’une certaine manière à Gaza, il faudra “régulariser” les Palestiniens y vivant et les faire devenir israéliens, sous peine de mettre en place un système de vie à deux vitesses fondé sur une certaine forme de ségrégation ethnique.

Dans ce cas, en quelques années seulement, selon l’ancien maître à penser de la droite nationale israélienne, Arnon Sofer, démographe, les non-juifs seront plus nombreux que les juifs entre le Joudain et la Méditerranée et démocratie oblige, en cas de vote, une majorité non sioniste pourrait être élue et faire disparaître de facto l’Etat juif, pierre fondamentale du sionisme !

Je résume. Si Israël refuse la création d’un Etat palestinien à court terme, c’est l’essence même de l’Etat juif qui est en danger que cela soit via la mise en place d’un système proche de l’Apartheid ou  l’émergence d’une majorité arabe non sioniste à la Knesset.

Pou conclure, seule une séparation totale et définitive d’avec les Palestiniens peut garantir le maintien de la majorité juive en Israël et donc la pérennité de cet état que nous construisons depuis 60 ans. Il est dommage et surtout idiot et frustrant de découvrir que notre cher Premier Ministre ne voit les choses de la même manière et de la sorte fait le jeu de celles et ceux qui entendent voir disparaître toute entité juive de cette région du monde.

 

Israël ne mène plus le jeu !

31 May 2009 In: Uncategorized
J’ai mis un certain temps à me décider à écrire sur la véritable crise politique et diplomatique que vit Israël depuis deux mois. Et ce, pour une seule et unique raison : je n’ai pas choisi l’administration en place à Jérusalem. Un peu trop facile de se retrancher derrière cette fausse muraille pour éviter de penser réellement les derniers évènements dans la région. Et, corrigez-moi si je me trompe, je crois que ce sont les informations si importantes de ce matin, qui ont convaincu le sceptique que je suis devenu depuis l’avènement de l’administration Bibi 2. En effet, les hommes d’Abbas qui non seulement font le sale boulot à Kalkilya en abattant deux terroristes du Hamas mais qui de la sorte montre qu’ils sont véritablement les seuls à agir contre le Hamas et donc pour un règlement de la crise israélo-palestinienne. Mais plus que cela, quelques jours après la rencontre si chaleureuse entre le patron de Ramallah et celui de Washington et deux semaines après la froideur de la première rencontre Obama-Netenyahou, force est de constater avec une tristesse sans nom, que Jérusalem n’est plus celle qui mène le jeu et c’est le propos de mon papier.

“KALKILYA, Cisjordanie - Trois policiers palestiniens, deux militant du Hamas et un civil ont été tués dimanche dans une fusillade en Cisjordanie, apprend-on auprès des services de sécurité palestinien”, peut-on lire depuis ce matin sur le site de Reuters. En réalité, les deux “activistes” du Hamas étaient de dangereux terroristes recherchés par Israël dont l’élimination non seulement participe de la énième tentative de Ramallah de montrer pate blanche en matière de lutte contre le terrorisme et plus précisément contre le Hamas mais cet accrochage sanglant montre une fois de plus que les maîtres du jeu ont changé dans cette région du monde. L’enfant pourri gâté des Etats-Unis, à savoir Israël, doit désormais rivaliser avec le fils déchu, l’enfant oublié de Washington, qui prend désormais une place importante dans le coeur de la plus grande démocratie du monde.
 Et pourquoi ? Car, depuis deux mois, Netenyahou n’a eu cesse de crier haut et fort qu’il n’y aura pas d’état palestinien au côté d’Israël. Que lui et ses partisans préféraient maintenir l’occupation en Judée-Samarie qui à prendre le risque de se voir déborder sur le plan démographique et condamnés et abandonnés sur le plan internationnal pour préserver “une présence juive” sur les terres de nos ancêtres ! Autrement dit, Israël disant non à une solution fondée sur le concept de deux états pour deux peuples, se place dans une situation de disgrâce face à Washington qui reste seul avec Ramallah dans la ronde du processus de paix.

 Alors quoi ? Que préconise Netenyahou ? Le maintien des colonies en Judée-Samarie et la poursuite de la construction de celles-ci sont comme message clair envoyé non seulement aux Palestiniens mais au monde entier :”Israël veut continuer l’état de guerre !” Mais plus important encore pour ne pas dire plus dramatique. Israël n’est pas celui qui commande à l’ordre du jour au Proche-Orient. Israël ne propose plus. Il dispose ou plutôt ne dispose pas. Israël n’est plus cet acteur puissant en quête de quiétude et vecteur de valeurs, lumière d’une région au coeur de laquelle le Talion règne en maître. Non Israël, celui de Netenyahou, de Liberman et du Foyer Juif, cet Israël la est une imposture qui est en passe de faire ce qu’aucune autre administration israélienne n’avait encore oser faire : se brouiller avec l’allié américain et croire à une existence auto suffisante.
Car aujourd’hui, c’est Ramallah et Abbas qui montre la voie et Israël qui refuse de s’y engager et ce, pourquoi ? Pour contenter une opinion publique et assurer, pour les représentants du peuple, une réélection, procédure devenue véritable sport national au pays où coulent le lait et le miel. 

Et pour conclure. Une pensée triste à Guilad, à sa famille qui, a cru avec l’arrivée d’un “homme de poigne” à Jérusalem que le dossier Shalit allait devenir in fine une priorité ultime. Et bien c’est tristement raté. L’administration Netenyahou n’a que faire, semblerait-il, du sort de Guilad. Pour preuve, le refus de Dan Meridor de remplacer Ofer Dekel en tant que médiateur. C’est donc le scepticisme mais surtout l’incompréhension qui m’anime depuis deux mois. Difficile de défendre les dirigeants de mon pays dont le projet politique s’apparente davantage à une tentative de survie interne qu’à la construction d’un futur saint, pacifique et juste pour nos enfants.
Pauvres de nous !

Comme chaque année, les Israéliens et les juifs du monde entier se préparent à commémorer la sortie d’Egypte du peuple hébreu. Loin d’être uniquement une fête religieuse proprement dite, Pessah‘ symbolise pour bon nombre d’entre nous, la fête de la liberté recouvrée.
Après 400 ans d’esclavage en Egypte, selon le mythe, les Hébreux conduits par Moïse, retrouvèrent la liberté et le droit à l’autodétermination. Certes, les premiers pas furent compliqués pour ne pas dire sanglants : exil dans le désert, passage du veau d’or et bien d’autres, mais ce qu’il faut comprendre au delà des louanges faites à un Dieu tantôt salvateur, tantôt bourreau, c’est que les Hébreux, les ancêtres des juifs, purent enfin maîtriser leur destin après une formidable quête de liberté. Sans doute la première de l’histoire de l’Humanité. Et pour preuve, la législation issue de ce combat pour la liberté, écrite (dictée par la divinité selon les croyants) par un Moïse devenu père de la Loi hébraïque.
Autrement dit, les Hébreux recouvrent la liberté et la première véritable étape importante de ce formidable élan, bien avant de retourner sur la terre promise, est de se doter d’une Loi. De nos jours, nous dirions que les Hébreux se sont dotés d’une constitution.
En d’autres termes, la priorité des Hébreux, la priorité première se voulait avant toute autre chose, de régler l’existence de tout à chacun, de placer les limites d’une vie au sein de la communauté respectant des dogmes fondamentaux essentiels au fonctionnement sein d’une société proto moderne (interdiction du meutre, de l’adultère, du faux témoignage etc.). Oui, les Dix commandements sont les fondations de cet édifice de vie, mais ils ne sont que l’introduction au texte, à la constitution que rédigera le Libérateur, l’ancien Prince d’Egypte et qui tient une place capitale dans le canon juif (elle est le ciinquième livre de la Torah), à savoir le Deutéronome ou Dvarim en hébreu d’où est issu, notamment, la prière juive par excellence, le Shema Israël.
Mais ce qu’il parait intéressant, au delà des considérations quasi juridiques de la promulgation d’un tel texte, d’une telle Loi, c’est que les Hébreux, comme je le disais plus haut, eurent besoin d’une législation avant d’une terre. Et c’est marquant !
En résumé, il est possible de comprendre la sortie d’Egypte de la manière suivante :
Esclavage féroce - Révolte quasi camusienne - Accession à la liberté dans le sang - Retour à la terre par la force.
Et à l’heure où tous les espoirs de paix semblent s’envoler du Proche-Orient suite à la radicalisation des camps palestinien et israélien, Ramallah devrait sans doute méditer l’une des leçons de Pessah‘, à savoir la Loi avant la terre, seul garant de l’accession à la Liberté.
 

Réflexions sur un avenir incertain…

5 Apr 2009 In: Uncategorized
Je sais, j’ai mis un certain temps à réagir. Le gouvernement Netenyahou II est sur pied depuis le 1er avril et je l’avoue, un certain mépris, une certaine indifférence m’a empêché d’écrire sur ce sujet plus que brûlant.
Mais pour quelle raison ?
Obligations familiale et professionnelle y seraient pour quelque chose ? Pas vraiment. J’ai le sentiment que cette lassitude chronique qui m’anime face à la chose politique en Israël relève davantage de la perte d’espoir total que d’une véritable indifférence.
Comment peut-on être indifférent à la gestion des affaires dans son pays ? Comment peut-on se sentir “en dehors” d’une dynamique qui a des conséquences au jour le jour sur nos vies ? Comment ne pas hurler sa peine, sa souffrance, sa douleur (pardon pour la redondance) à la vision d’un Avigdor Liberman transformé en “fin premier diplomate” ?
J’ai honte d’une certaine manière de mon sommeil. Mais en réalité tout s’explique. Cela est le cas dans la majeure partie des démocraties de ce monde, le jeu communicationnel des spin doctors de ces dernières années allié à l’instabilité ministérielle pathologique forcent à constater que rien ne change sous ce soleil. Que cela soit le leader de la gauche ou le leader de la droite au pouvoir, rien n’avancera dans cette région du monde. Les Palestiniens ne pourront jamais s’autogérer et les Israéliens ne vivront jamais en sécurité. Les Ayatollahs continueront d’apporter la mauvaise parole au Sud-Liban, à Gaza, à Ramallah mais également dans la banlieue des grandes capitales de ce monde.

“Tous les fleuves vont à la mer”, nous dit l’ecclésiale et “la mer n’est pas remplie”. Tous les gouvernements israéliens depuis la mort de Rabin ont tenté, avec plus ou moins d’hypocrisie, de freiner voir de mettre un terme à la dynamique de réconciliation dans la région faisant le jeu pervers du Hamas, du Hezbollah, de Téhéran et d’une certaine manière de Ramallah.
La seconde change donnée à Netenyahou de commander aux affaires du pays ne changera sans doute rien à cette fatalité qui veut que personne ne pourra vivre en “paix” dans cette région du monde. Et ce n’est pas l’administration Obama renforcée par un Président français surexcité qui saura changer quoique ce soit à cela à mon grand regret, malgré les grandes déclarations de bonne volonté du G-20 et de l’anniversaire de l’OTAN, quant à l’avènement d’un monde nouveau qui compte également sur le règlement pacifique de la situation chaotique du Proche Orient.

Alors oui, Liberman l’apprenti facho, est bel et bien ministre des Affaires étrangères, mais il est plus grave de voir le retour, à mon sens, des ultras-orthodoxes du Shass au portefeuille de l’Intérieur (état civil etc.). Il est plus dangereux de voir des alliances contre-nature (Liberman le laïc + Ishai l’ultra religieux ou Liberman l’apprenti facho + Barak la pseudo colombe) se former car, loin de me convaincre qu’il est question de l’intérêt national (cela fait 15 ans qu’on assiste à des gouvernements d’union nationale), il s’agit bel et bien de la plus triste démonstration de tentative de la politique non pas de la chaise vide mais de la chaise toujours pleine quoiqu’il arrive. Tout semble bon dans notre pays pour avoir un poste, des responsabilités, un chauffeur, une voiture de fonction, des budgets, un garde-du-corps, des secrétaires, une visibilité à la télévision etc.
Oui, il est vrai également, que le parti centriste Kadima est arrivé en tête des dernières élections israéliennes mais il est revenu au leader du second plus important parti de composer le nouveau gouvernement à Jérsualem, car il en est ainsi du système politique en Terre sainte : celui qui est le plus à même de monter une coalition est choisi par le Président et ce, quelque soient les résultats de la consultation du peuple. Les Faucons étaient plus nombreux que les Colombes et c’est donc l’ancien Premier ministre de retourner aux commandes allié à tous ceux qui étaient prêts à le soutenir, laissant l’opposition à Tsipi Livni et aux partis arabes. Le résultat est un drame. Un gouvernement sans identité. Tout le monde y siège, enfin presque.

Et puis, il est plus triste à mes yeux de voir, à l’heure où les chancelleries du monde entier tentent par tous les moyens possible de faire des économies en marge d’une crise économico-financière des plus terribles, Jérusalem présenter le plus “riche” gouvernement de son histoire et quand je dis riche, je ne parle pas d’apport politique mais de charges. Pas moins de 30 ministres composent le cabinet Netenyahou II (la moitié de sa coalition !) alors que des centaines de milliers d’Israéliens sont désormais livrer à la misère d’un chômage nouveau ou persistant.

Les temps ne sont pas simples en Israël ces derniers temps, mais le sont-ils au final ? A chacun sa croix, à chacun ses enjeux, ses désirs. Depuis le 1er avril, non ce n’est pas une blague, les Israéliens et d’une certaine manière les Palestiniens sont dirigés par un gouvernement obscure, opaque dont l’avenir demeure du moins complexe pour ne pas dire incertain.

Elections 2009, un scrutin important

2 Feb 2009 In: Uncategorized
Pas le temps de se remettre de la guerre qui a opposé Tsahal au Hamas, qu’il nous faut penser aux élections législatives qui se dérouleront le 10 février prochain.
Avec une campagne électorale la plus courte de l’histoire d’Israël (trois semaines), ces élections ont du mal à prendre une distance objective avec les évènements qui ont secoué la région en janvier.
Mais quoi de plus naturel au final ?

La logique humaine veut que lorsque l’on sort d’une confrontation militaire, l’opinion publique penche davantage vers les va-t-en-guerre que vers les pacifistes.

C’est pourquoi, non seulement, les partis de droite (Likoud, Israel Beitenu, Habait HaYehudi) sont crédités d’une victoire sur les partis du centre et de la gauche (Kadima, Travaillistes et Meretz), mais l’heure est au discours sécuritaire pour l’ensemble des candidats au poste de Premier Ministre.
Mais une fois encore quoi de plus naturel. Il ne faut pas être diplômé en sciences politiques pour comprendre que la population en Israël a été grandement influencée par la guerre de Gaza.

Alors oui, les Israéliens et votre serviteur en premier lieu, iront voter, mardi 10 février, avec dans la tête, les images de la guerre de Gaza :  les cris de haine du monde arabe, le souvenir encore frais des centaines de roquettes qui se sont abattues sur nos villes, le souvenir des manifestations de soutien au Hamas organisées un peu partout dans le monde dans le cadre desquelles on criait “Mort aux Juifs” et bien d’autres.

C’est le coeur lourd que les Israéliens voteront, aux dires des derniers sondages, principalement pour des formations politiques qui ocultent toute négociation avec les Palestiniens modérés, qui se refusent à accepter la création d’un Etat palestinien et pour certains qui parlent de “transfert” des Arabes israéliens dans les territoires palestiniens.

Mais, arrêtons nous un instant. En votant pour des formations radicales, les Israéliens feront le jeu de qui ? Posons la question autrement. A qui profiterait principalement l’avènement d’un pouvoir radical en Israël ?
Au Hamas !
Car, le Hamas ne veut pas de paix. Le Hamas ne veut pas de négicociations avec Israël qu’il ne reconnaît pas. Le Hamas ne veut pas voir les enfants palestiniens protégés. Le Hamas ne veut surtout pas que le conflit ne cesse. Car sans conflit armé, point de salut pour ce mouvement terroriste.
En votant pour des formations politiques qui refusent tout processus de paix, les Israéliens feront le jeu du Hamas et enterreront pour un bon moment toute possibilité de voir un calme relatif régner sur la région. Ils relégueront les modérés palestiniens à un rôle de faction sans pouvoir au coeur d’une Autorité palestinienne qui passera, en son entier, sous la coupe du Hamas et donc de l’Iran.

Alors, oui, les images de la guerre sont encore fraîches dans les mémoires en Israël. Mais ne nous trompons pas devant l’urne. Un gouvernement trop à droite en Israël servira bien plus aux monstres du Hamas qu’aux Israéliens.

Certains Juifs de France tournent le dos à l’Etat hébreu

29 Jan 2009 In: Uncategorized
Il fallait s’y attendre. Nous en parlions avec Olivia hier soir. Elle se disait très inquiète, car quelque chose selon elle a changé depuis la guerre à Gaza. Elle l’a compris bien avant moi. Le traitement de l’information en France pendant le conflit, la “propagande” des mouvements pro-palestiniens et des mouvements de gauche ont contribué à créer le doute dans le coeur de certains Juifs de France. Et le danger est bien là. Olivia a raison.

Certains d’entre eux se posent la question de savoir si, en fin de compte, les critiques haineuses vis-à-vis d’Israël ne sont pas justifiées. “Et si, ils n’avaient pas raison au final”, pouvions-nous lire dans certains forums sur le Net. C’est ce qu’Olivia a constaté, dans le cadre, du travail d’explication qu’elle a mené sans relâche sur Internet pendant toute la guerre.

Certains Juifs de France se désolidarisent d’Israël. Dans le meilleur des cas, c’est un sentiment d’indifférence qui les anime, dans le pire, c’est une haine contre “ces Israéliens”, qui n’ont en commun avec eux, qu’une appartenance religieuse.

Mais au delà de tout cela, que faut-il remarquer dans ce qui se présente comme un divorce entre le destin de l’Etat juif et certains Juifs de France et d’ailleurs ?

La violence de nombre de casseurs venus manifester leur haine du Juif, leur haine du Sioniste, leur haine de l’Israélien, dans toutes les manifestations pro-palestiniennes du mois de janvier, a fait peur à ces Juifs qui se disent au final “pourquoi devrais-je risquer d’être victime de violence à cause de ce que fait Israël ?”.
Et qu’on nous épargne le besoin d’empathie vis-à-vis des civils palestiniens. Car il est présent dans tous les coeurs en Israël et dans le monde. Aucun peuple civilisé ne peut se réjouire de voir des civils tués. Mais, il ne faut pas oublier, que la responsabilité des ces morts revient principalement non seulement au Hamas mais à tous ses soutiens en Iran, en Syrie, au Liban ou encore à Caraccas.

Toujours est-il qu’une voix juive d’un autre temps se fait entendre en France, faisant écho à celle d’Oliva Zemor, de Gisèle Halimi, de Rony Broman, d’Edgar Morin etc.
Pour preuve, ce triste papier publié par lemonde.fr : http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/01/28/effacez-le-nom-de-mon-grand-pere-a-yad-vashem_1147635_3232.html

Justifier l’existence de l’Etat hébreu face aux nations du monde et assurer sa défense (qui passe selon moi par la création d’un Etat palestinien et le retrait israélien de Judée-Samarie) n’est plus seulement la seule priorité. Il faudra désormais “affronter” ces drôles de frères.
 Rude mission en perspective.

George Mitchell se considère comme un Américain arabe

26 Jan 2009 In: Uncategorized
L’envoyé spécial de Barak Obama n’est pas seulement l’un des investigateurs du réglement du conflit en Irlande.George Mitchell n’est pas uniquement ce brillant démocrate, ancien président du directoire de Walt Disney International. Il n’est pas seulement un universitaire de génie et le juriste de talent. George Mitchell n’est pas uniquement celui qui aurait pu décrocher le ticket de candidat à la  vice-présidence au côté d’Al Gore en 2000, avant de se faire voler la vedette par Jo Liberman.
L’envoyé spécial au Proche Orient, qui travaillera sous la coupe d’Hillary Clinton, se présente comme un “American Arab” de par le fait des orgines libanaises de sa mère.
Quelle sera la vision d’un diplomate qui met en avant ses origines arabes dans un conflit opposant juifs à arabes ? Est-ce que Madeleine Allbright ou Henry Kissenger mettaient en avant leurs origines juives avant de se lancer à l’attaque d’une tentative de résolution du conflit israélo-palestinien ?
Et peut-être qu’il s’agit du meilleur choix possible de la part de la nouvelle administration de la Maison Blanche, histoire de noyer le poisson côté arabe, en affichant “l’un des leurs” qui sera à même d’imposer une position plus modérée dans une région du monde si dévastée par le nationalisme, l’obscurantisme religieux et la stupidité.

Pierre Stambul préfère la haine à la paix !

20 Jan 2009 In: Uncategorized
Connaissez-vous Pierre Stambul?
Ce joyeux auteur dont il est impossible de voir le visage, se targue de diriger d’une main de fer l’UJPF, ce groupuscule obscure qui veut représenter les Juifs pour la Paix et que nous avons vu défiler aux côtés de celles et ceux qui criaient, dans les rues de France, “Mort aux Juifs!”, en marge de l’opération militaire à Gaza menée par Israël.

Après une courte visite des moteurs de recherche sur Internet, il est aisé de trouver des articles publiés par cet illustre inconnu, articles tous repris (sans l’ombre d’une exception) par des sites Web à connotation antisémite (ouma.com, lesogres.org, kameroonscoop, le site d’Alain Jules et bien d’autres).
Pierre Stambul, loin de critiquer la politique menée par l’administration au pouvoir en Israël, fustige l’Etat hébreu et appelle ouvertement à la fin du sionisme tout en comparant à tous champs, Israël à l’Allemagne nazie. Pour Stambul, “il est temps que la parenthèse sioniste se referme” et donc de voir quitter tous les Israéliens, une terre “spoliée”.

Loin des appels à la paix prodigués par de véritables pacifistes pour qu’un règlement juste du conflit voie émerger deux états pour deux peuples, l’UJPF et plus particulièrement Pierre Stambul appellent au crime dans un esprit de haine sans fin qui fait froid dans le dos.
Alors, force est de se questionner sur l’origine et d’identité de celui qui se présente comme un gentil petit professeur de Mathématiques à Marseille.
Stambul n’est sûrement pas son vrai nom et fait écho à la ville d’Istamboul que les voyageurs en Orient du XIXème siècle nommaient “Stambul“.

Mais au delà de la référence littéraire, si tant est qu’elle existe, ce Pierre Stambul n’a de cesse de masquer ses traces dans l’objectif assez vile semblerait-il de masquer, je dirais, ses véritables origines. Mais loin de moi de penser qu’il ne s’agisse pas d’un Français de confession mosaïque, car il est possible au final de voir émerger des individus qui se réclament du judaïsme tout en attaquant l’essence même de l’Etat hébreu. Gisèle Halimi, Edgar Morin et Olivia Zemor sont les meilleurs représentants de cette frange du judaïsme français pour laquelle l’existence même d’Israël, représente du moins un problème sinon une véritable honte.

Et sont respectables les opinions critiques quant à la politique menée par une administration en place mais certes pas lorsque ces opinions s’attaquent à l’existence de plus 7 millions d’Israéliens sous prétexte que 4 millions de Palestiniens se verraient spolier de leurs droits.
Et c’est le discours, teinté d’une haine sans nom, que reprend Stambul pour lequel le bonheur des Palestiniens et la justice pour ce peuple doit venir “remplacer” le bonheur des Israéliens et la justice pour ce peuple. C’est une logique de “l’un ou l’autre” et non pas de “l’un et l’autre”.

Un véritable message de paix aurait pris comme fondement idéologique la création de deux états sur les anciennes terres du mandat britannique, la logique de “l’un et l’autre” mais Stambul et les siens, côtes à côtes avec le Parti des Musulmans de France, le MDI (ancienne Tribu K) ou encore Europalestine, préfère crier haut et fort, écrire partout où il le peut, que la solution de la question palestinienne réside dans la disparition, pour ne pas dire l’extermination, d’Israël et donc par conséquent des Israéliens.

Pour conclure, Pierre Stambul n’existe pas en tant que tel, mais son discours lui, existe bien. Prudence donc !  Et derrière une fausse appellation contrôlée de pacifiste - bien trop vulgarisée ces derniers temps - derrière des initiales pacifistes “UJPF“, se cache une âme, une pensée, une haine qui n’a que faire de la paix au Proche-Orient et privilégie l’appel au meurtre à l’appel à la paix !
Ne soyons pas dupes !

De la riposte israélienne à Gaza

28 Dec 2008 In: Uncategorized
On aurait pu espérer que les démocraties occidentales puissent comprendre les motifs qui ont poussé l’Etat hébreu à riposter à Gaza samedi. Mais non, exception faite pour Nicolas Sarkozy qui condamne en premier lieu le Hamas avant de demander à Israël de faire preuve de retenue.
Mais voila, le monde est fait de la sorte. On exhorte les Israéliens à stopper ce que toute démocratie aurait fait à sa place, à savoir se défendre.
Qu’aurait dû faire Israël ? Accepter d’essuyer des tirs de roquettes par dizaines sur son territoire et sans broncher ? Jérusalem aurait-elle dû tendre l’autre joue pour mieux plaire aux chancéleries occidentales et arabes ? Enfin, après s’être retiré de la bande de Gaza en 2005, comment le gouvernement aurait-il pu supporter davantage des tirs sur son territoire “légal”, c’est à dire appartenant aux contours de l’Etat hébreu non pas de 1948 mais de la résolution de l’ONU du 29 novembre 1947 !
C’en est assez. Assez de devoir présenter aux yeux du monde le visage creusé d’une misère juive au pyjama rayé que le monde entier semble préférer. Assez de devoir s’excuser d’avoir le droit à la défense, le droit à la vie normale. Assez d’avoir à se justifier du fait d’exister non seulement face aux dirigeants arabes mais aujourd’hui face au tyran de Téhéran, de Caracas ou encore de Moscou. Enfin, assez de devoir essuyer les larmes de nos enfants apeurés par les hurlements des sirènes ou les sons d’une roquette qui tombe.
Et les Palestiniens ? Les Palestiniens, je les plains. Les Palestiniens je le soutiens comme un frère peut soutenir ses cadets, car ils sont aux mains des pires monstres que la Terre connaisse depuis des décénies. Otages d’une idéologie fascislamiste dont ils n’ont que faire. Victimes d’une folie qui brandit bien haut une misère qu’elle n’a que faire.
Alors assez, Golda Méïr (merci Oliv) disait qu’elle préfèrait les condamnations aux condoléances. C’est mon cas également !
Assez, nous n’avons pas à justifier notre droit d’exister. Plus jamais !

Tsahal riposte dans la bande de Gaza

27 Dec 2008 In: Uncategorized
14H01 - Heure israélienne
Il fallait s’y attendre. Depuis quelques jours, les autorités militaires et politiques en Israël l’annonçaient depuis la reprise massive des tirs de roquettes palestiniennes sur les localités israéliennes frontalières avec la bande de Gaza.
Après une brève levée du blocus sur le territoire palestinien vendredi matin, l’armée de l’air israélienne a attaqué des points stratégiques du Hamas. Le bilan est de 155 morts et de 200 blessés côté palestinien. Et on compte un mort côté israélien et quatre blessés des suites de la chute d’une roquette sur la localité de Nétivot.
Et alors que l’opération israélienne se poursuit, en Israël on pense au sort de Guilad Shalit, détenu par le Hamas depuis 2006.

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