Difficile de passer à côté ces derniers jours en Israël de l’affaire “la plus horrible” que l’Etat hébreu ait rencontrée, d’après le porte-parole de la Police.
La petite Rose, assassinée par son grand-père Roni Ron, dont le corps n’a toujours pas été retrouvé dans les eaux troubles du Yarkon.
Roni Ron, l’assassin présumé, aurait étranglé la petite fille de 4 ans avant de la jeter dans les eaux de ce petit fleuve pollué de la région du Centre d’Israël.
Depuis trois semaines les forces de l’ordre n’ont eu cesse de draguer les eaux du Yarkon pour pouvoir inculpé cet homme de 45 ans qui s’est marié à l’ancien femme de son propre fils. Bref, une histoire si sordide, si terrible. Aucun mot à écrire, un haut de coeur, une nausée.
Mais que dire du débat qui se déroulait ce matin, dans les murs de la Knesset.
Le président de la commission parlementaire pour la protection de l’enfance a exigé la semaine dernière la reprise des travaux immédiate de sa commission à la lumière des récents évènements.
Et ce lundi, alors que le corps de la petite Rose n’a pas encore été trouvé, aucun député israélien n’a cru bon participer aux débats de la commission.
Au delà du manque d’intérêt criminel des parlementaires, le message semble clair. Le sort des enfants maltraités en Israël ne représente aucune espèce d’importance pour les politiques israéliens bien trop occupés à se faire élire à la tête du parti au pouvoir (Tsipi Livni et Shaoul Mofaz), à vendre une propriété pour 40 millions de shekels  (Ehoud Barak) ou bien encore à construire un programme électoral démagogue (Bibi Nenteyahou). Triste jour en Israël !