L’envoyé spécial de Barak Obama n’est pas seulement l’un des investigateurs du réglement du conflit en Irlande.George Mitchell n’est pas uniquement ce brillant démocrate, ancien président du directoire de Walt Disney International. Il n’est pas seulement un universitaire de génie et le juriste de talent. George Mitchell n’est pas uniquement celui qui aurait pu décrocher le ticket de candidat à la  vice-présidence au côté d’Al Gore en 2000, avant de se faire voler la vedette par Jo Liberman.
L’envoyé spécial au Proche Orient, qui travaillera sous la coupe d’Hillary Clinton, se présente comme un “American Arab” de par le fait des orgines libanaises de sa mère.
Quelle sera la vision d’un diplomate qui met en avant ses origines arabes dans un conflit opposant juifs à arabes ? Est-ce que Madeleine Allbright ou Henry Kissenger mettaient en avant leurs origines juives avant de se lancer à l’attaque d’une tentative de résolution du conflit israélo-palestinien ?
Et peut-être qu’il s’agit du meilleur choix possible de la part de la nouvelle administration de la Maison Blanche, histoire de noyer le poisson côté arabe, en affichant “l’un des leurs” qui sera à même d’imposer une position plus modérée dans une région du monde si dévastée par le nationalisme, l’obscurantisme religieux et la stupidité.