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Actu proche-orientale et littérature
La logique humaine veut que lorsque l’on sort d’une confrontation militaire, l’opinion publique penche davantage vers les va-t-en-guerre que vers les pacifistes.
C’est pourquoi, non seulement, les partis de droite (Likoud, Israel Beitenu, Habait HaYehudi) sont crédités d’une victoire sur les partis du centre et de la gauche (Kadima, Travaillistes et Meretz), mais l’heure est au discours sécuritaire pour l’ensemble des candidats au poste de Premier Ministre.
Mais une fois encore quoi de plus naturel. Il ne faut pas être diplômé en sciences politiques pour comprendre que la population en Israël a été grandement influencée par la guerre de Gaza.
Alors oui, les Israéliens et votre serviteur en premier lieu, iront voter, mardi 10 février, avec dans la tête, les images de la guerre de Gaza : les cris de haine du monde arabe, le souvenir encore frais des centaines de roquettes qui se sont abattues sur nos villes, le souvenir des manifestations de soutien au Hamas organisées un peu partout dans le monde dans le cadre desquelles on criait “Mort aux Juifs” et bien d’autres.
C’est le coeur lourd que les Israéliens voteront, aux dires des derniers sondages, principalement pour des formations politiques qui ocultent toute négociation avec les Palestiniens modérés, qui se refusent à accepter la création d’un Etat palestinien et pour certains qui parlent de “transfert” des Arabes israéliens dans les territoires palestiniens.
Mais, arrêtons nous un instant. En votant pour des formations radicales, les Israéliens feront le jeu de qui ? Posons la question autrement. A qui profiterait principalement l’avènement d’un pouvoir radical en Israël ?
Au Hamas !
Car, le Hamas ne veut pas de paix. Le Hamas ne veut pas de négicociations avec Israël qu’il ne reconnaît pas. Le Hamas ne veut pas voir les enfants palestiniens protégés. Le Hamas ne veut surtout pas que le conflit ne cesse. Car sans conflit armé, point de salut pour ce mouvement terroriste.
En votant pour des formations politiques qui refusent tout processus de paix, les Israéliens feront le jeu du Hamas et enterreront pour un bon moment toute possibilité de voir un calme relatif régner sur la région. Ils relégueront les modérés palestiniens à un rôle de faction sans pouvoir au coeur d’une Autorité palestinienne qui passera, en son entier, sous la coupe du Hamas et donc de l’Iran.
Alors, oui, les images de la guerre sont encore fraîches dans les mémoires en Israël. Mais ne nous trompons pas devant l’urne. Un gouvernement trop à droite en Israël servira bien plus aux monstres du Hamas qu’aux Israéliens.
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