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Actu proche-orientale et littérature
“Tous les fleuves vont à la mer”, nous dit l’ecclésiale et “la mer n’est pas remplie”. Tous les gouvernements israéliens depuis la mort de Rabin ont tenté, avec plus ou moins d’hypocrisie, de freiner voir de mettre un terme à la dynamique de réconciliation dans la région faisant le jeu pervers du Hamas, du Hezbollah, de Téhéran et d’une certaine manière de Ramallah.
La seconde change donnée à Netenyahou de commander aux affaires du pays ne changera sans doute rien à cette fatalité qui veut que personne ne pourra vivre en “paix” dans cette région du monde. Et ce n’est pas l’administration Obama renforcée par un Président français surexcité qui saura changer quoique ce soit à cela à mon grand regret, malgré les grandes déclarations de bonne volonté du G-20 et de l’anniversaire de l’OTAN, quant à l’avènement d’un monde nouveau qui compte également sur le règlement pacifique de la situation chaotique du Proche Orient.
Alors oui, Liberman l’apprenti facho, est bel et bien ministre des Affaires étrangères, mais il est plus grave de voir le retour, à mon sens, des ultras-orthodoxes du Shass au portefeuille de l’Intérieur (état civil etc.). Il est plus dangereux de voir des alliances contre-nature (Liberman le laïc + Ishai l’ultra religieux ou Liberman l’apprenti facho + Barak la pseudo colombe) se former car, loin de me convaincre qu’il est question de l’intérêt national (cela fait 15 ans qu’on assiste à des gouvernements d’union nationale), il s’agit bel et bien de la plus triste démonstration de tentative de la politique non pas de la chaise vide mais de la chaise toujours pleine quoiqu’il arrive. Tout semble bon dans notre pays pour avoir un poste, des responsabilités, un chauffeur, une voiture de fonction, des budgets, un garde-du-corps, des secrétaires, une visibilité à la télévision etc.
Oui, il est vrai également, que le parti centriste Kadima est arrivé en tête des dernières élections israéliennes mais il est revenu au leader du second plus important parti de composer le nouveau gouvernement à Jérsualem, car il en est ainsi du système politique en Terre sainte : celui qui est le plus à même de monter une coalition est choisi par le Président et ce, quelque soient les résultats de la consultation du peuple. Les Faucons étaient plus nombreux que les Colombes et c’est donc l’ancien Premier ministre de retourner aux commandes allié à tous ceux qui étaient prêts à le soutenir, laissant l’opposition à Tsipi Livni et aux partis arabes. Le résultat est un drame. Un gouvernement sans identité. Tout le monde y siège, enfin presque.
Et puis, il est plus triste à mes yeux de voir, à l’heure où les chancelleries du monde entier tentent par tous les moyens possible de faire des économies en marge d’une crise économico-financière des plus terribles, Jérusalem présenter le plus “riche” gouvernement de son histoire et quand je dis riche, je ne parle pas d’apport politique mais de charges. Pas moins de 30 ministres composent le cabinet Netenyahou II (la moitié de sa coalition !) alors que des centaines de milliers d’Israéliens sont désormais livrer à la misère d’un chômage nouveau ou persistant.
Les temps ne sont pas simples en Israël ces derniers temps, mais le sont-ils au final ? A chacun sa croix, à chacun ses enjeux, ses désirs. Depuis le 1er avril, non ce n’est pas une blague, les Israéliens et d’une certaine manière les Palestiniens sont dirigés par un gouvernement obscure, opaque dont l’avenir demeure du moins complexe pour ne pas dire incertain.
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