Des élections municipales en Israël ou de l’absurdité d’un scrutin stérile

26 Oct 2008 In: Uncategorized
Dans moins d’un mois, les Israéliens seront appelés de nouveau aux urnes pour élire pour un mandat de cinq, les conseillers municipaux et les maires de quelques milliers de villes. A l’heure où, Jérusalem se cherche un gouvernement et se prépare sans doute à des élections anticipées, il sera question d’éducation, d’environnement, de gestion locale et d’application des lois dans le cadre d’un scrutin stérile pour ne pas dire inutile pour beaucoup en Israël. Mis à part les combats de certains coqs à Jérusalem, à Tel Aviv ou encore à Haïfa et loin de tout jugement du jeu démocratique israélien, force est de se questionner sur l’avenir d’une politique locale qui, non seulement, désintéresse les administrés mais se présente comme une farce démocratique pour beaucoup d’analystes en Israël.
Pour rappel, les conseillers municipaux en Israël sont élus pour un mandat de cinq ans et disposent d’un budget, parfois colossale, pour gérer et administrés les localités israéliennes, principalement sur le plan de l’éducation, de l’environnement, de l’urbanisme et des affaires culturelles. Beaucoup de responsabilités en théorie pour très peu d’engouement de la part des principaux intéressés à savoir les administrés. Car, si politique locale il y a en Israël, elle n’est en aucun cas reliée, ne serait-ce que juridiquement, à une représentation locale des administrés au parlement. Autrement dit, pas de territorialité politique en Israël. Mise à part les maires et leurs conseillers, les Israéliens ne votent pas pour des représentants de leur quartier, bourg, ville ou région. Dès lors, force est de se questionner sur la véritable utilité d’un scrutin d’autant plus absurde qu’il est entaché par de nombreuses affaires de corruption (Kiriat Shmona, Safed et même Sdérot) mais qui, au final, ne permet pas aux Israéliens de se voir doter d’une véritable représentation locale.
Alors, certes, on se souvient de la “fronde des maires” fin 2005, début 2006, qui a vu une bonne partie des élus locaux israéliens rejoindre et garnir les rangs du nouveau parti centriste Kadima. La bataille de Jérusalem 2008 qui oppose entre autres Méïr Poroush, l’ultra-orthodoxe, à Nir Barkat du Likoud mais également à l’oligarche mafieux Arkady Gaydamac, donne à ce scrutin un caractère un peu plus épicé. Mais, rien n’y fait, les estimations quant au taux de participation, se révèlent particulièrement inquiétantes. Il semblerait que les Israéliens soient bien moins intéressés à désigner les détenteurs des budgets locaux pour les cinq prochaines années que de voir s’installer un pouvoir national stable, “propre” et disposant d’un projet, à Jérusalem et pourquoi pas sous la direction de Tsip Livni.
Toujours est-il que les élections municipales 2008 en Israël révèlent une fois de plus une véritable carence en matière de politique locale. Et, la proposition de Shaoul Mofaz, l’ancien prétendant à la direction du parti Kadima, quant à la territorialisation des élections législatives israéliens (sur le modèle français ou américain), de prendre une ampleur singulière ces derniers temps. Vouloir que le politique soit rattaché à la terre, fût-elle sainte, n’est pas une idée en l’air et la nouvelle formation gouvernementale devra, sans doute, en prendre compte pour fidéliser un électorat particulièrement las.

Jean-Paul Ney dans les mains du pouvoir ivorien

25 Sep 2008 In: Uncategorized
A vrai dire je ne sais pas comment commencer ce post. Peut-être par les raisons de la publication de celui-ci.
Mon ami et collègue, Jean Paul Ney vit un enfer depuis 9 mois. Journaliste de talent, il est parti enquêter en Côte d’ivoire l’année dernière pour y être arrêté par les pouvoirs publics. Depuis, il croupit dans une prison ivoirienne, son état de santé est déplorable. Aucun procès n’a eu lieu, aucune intervention des pouvoirs publics français non plus.
Je reproduis ci-dessous le communiqué de son comité de soutien.

Jean-Paul Ney : encore un journaliste innocent en prison

Cela fait maintenant près de 9 mois, que Jean-Paul Ney, journaliste d’investigation indépendant et reporter de guerre, est détenu en Côte d’Ivoire, à la MACA, prison d’Abidjan malheureusement tristement connue… Sous le chef d’inculpation d’atteinte à la sûreté de l’état, on reproche en réalité à Jean-Paul Ney d’avoir fait son travail de grand reporter d’investigation, travail qu’il effectue depuis plus de 10 ans…

Nombreux sont ceux qui se sont posés des questions sur le silence de ses amis et de sa famille, pensant que c’était probablement une preuve de culpabilité de ce dernier. La vérité est toute autre : c’est sur demande du Quai D’Orsay, afin de ne pas ralentir sa libération, que ses proches ont décidé de garder le silence.

Aujourd’hui, après 9 mois d’incarcération, la santé de Jean-Paul Ney est au plus bas. D’après le Ministère des affaires étrangères, Jean-Paul Ney a du être hospitalisé 2 fois. Il est soigné pour le paludisme, et à notamment été atteint de fièvre typhoïde. Il a également effectué une tentative de suicide. Son état de santé est désormais préoccupant, et tous craignons pour sa vie.

Alors qu’aucune date de jugement n’a été annoncée, sa famille et ses proches, ont décidé de médiatiser l’affaire. Un site officiel fédérateur : www.freejeanpaulney.com a été monté à cet effet, et sera actif dans les prochains jours. Notre président, Nicolas Sarkozy, annonçait il y a quelques jours, qu’un ressortissant français en difficulté, n’importe où dans le monde, ne pouvait pas être abandonnée, et que la France devait l’aider. C’est aujourd’hui ce que demande les amis et la famille de Jean-Paul Ney.

Vous trouvez cette situation injuste ? Alertez la presse, vos amis, les médias, écrivez à votre député pour qu’il vienne en aide à Jean-Paul Ney. Vous pouvez également joindre les administrateurs du site www.freejeanpaulney.com à l’adresse suivante : info@freejeanpaulney.com

Jérusalem, Islamabad et Dehli : même combat !

23 Sep 2008 In: Uncategorized
La folie meurtrière islamiste en remet une couche ces dernières semaines. A commencer par Jérusalem qui vient à nouveau d’être frappée par un attentat terroriste d’un nouveau genre, d’un genre qu’il est, malheureusement impossible, d’empêcher. Après deux chauffeurs de Bulldozer qui ont tenté de tuer des civils dans la rue de la capitale israélienne, c’est au tour d’un chauffeur de voiture de foncer sur un groupe d’individus non loin de la vieille ville, hier soir. Bilan : 19 civils blessés dont deux dans un état critique.
Issu de l’une des banlieues arabes de la ville trois fois sainte, Gibel Moukaber, le terroriste aurait voulu en finir avec ses jours du fait d’un dépit amoureux, à en croire la presse israélienne qui tente d’éloigner le spectre du terrorisme des esprits en Israël à l’aube des fêtes de la nouvelle année juive. Le temps ne s’y prête pas d’autant plus que l’échiquier politique en Israël est en plein refonte. Mais pourtant, une menace sourde est bien là que l’on veuille ou non. Et loin de moi de vouloir utiliser un ton alarmiste mais l’Islamisme terroriste est passé à l’attaque une nouvelle fois.
Pour preuve tragique, les récents attentats dans la capitale indienne, il y a quelques semaines au bilan si lourd et puis surtout la démolition par voiture piégée du Marriott d’Islamabad au Pakistan avec plus d’une cinquantaine de victimes dont l’ambassadeur tchèque, il y a quelques jours.
Et si pour le moment, l’Europe semble épargnée par cette nouvelle vague de violence terroriste, selon nombre d’agences de renseignement, un méga attentat n’est pas une chose illusoire, bien au contraire. Et on se souvient de Madrid et de Londres.
Toujours est-il qu’à l’aube d’un changement de patron aux Etats-Unis, l’Islam intolérant, celui défendu par des ordures et certains états voyous, cet Islam qui déteste tout ce qui n’est pas lui (musulmans modérés, juifs, chrétiens, hindous, bref tout le monde), cet Islam entend être de la partie. Pour le pire et surtout pour le pire !

Livni au pouvoir en Israël

18 Sep 2008 In: Uncategorized
Il lui aura fallu quelques 431 voix d’écart pour prendre la direction du parti centriste israélien Kadima et hérité d’un pouvoir particulièrement sali, ces dernières années, par des affaires de corruption et par des échecs politiques et militaires.
L’ancien agent du Mossad, celle que l’on présente volontiers comme “la dame de fer israélienne”, la fille de l’un des plus grands dirigeants de l’Irgun, organisation militaire juive de droite pendant le mandat britannique, celle qui a crée Kadima aux côtés de son mentor de toujours Ariel Sharon, Tsipi Livni parvient aux plus hautes marches de la politique israélienne.
Après une journée d’élections primaires particulièrement mouvementée, elle a eu raison, de peu il faut l’avouer, de l’ancien général et chef d’Etat-major, Shaoul Mofaz.
Ehoud Olmert peut donc présenter sa démission au chef de l’Etat, Shimon Peres, lequel remettra aux mains de Livni la direction.
Reste qu’il lui sera difficile de constituer une nouvelle coalition avec ses partenaires d’aujourd’hui, les Travaillistes de Barak et les Retraités ainsi que les ultra-orthodoxes du Shass mais surtout avec l’opposition menée par un Benjamin Netenyahou enclin à voir des élections anticipées se dérouler au plus vite.
Toujours est-il que la victoire de Livni redonne un espoir de changement dans la région. L’une de ses priorités, après la constitution du nouveau gouvernement et si elle y parvient, sera de redonner du souffle à un processus de paix en berne mais également de redorer le blason de Tsahal, singulièrement affaibli depuis le fiasco du Liban en 2006. Bref, réparer les erreurs de son prédécesseur qui aura dirigé pendant plus de 2 ans un gouvernement auquel elle participait.
Mission complexe pour la dame de fer !

Dehli frappée par le terrorisme islamiste

13 Sep 2008 In: Uncategorized
Cinq bombes ont explosé quasi simultanément en Inde dans la capitale, ce samedi, faisant plus d’une quinzaine de morts et une centaine de blessés.
Revendiquée par les Indian Moujahideen, cette nouvelle attaque terroriste intervient quelques mois après une série d’attentats islamistes qui avait frappé Ahmedabad et quelques autres villes du pays.
Loin du contentieux territorial qui oppose l’Inde à son voisin pakistanais au sujet du Cashmir, cette nouvelle frappe inquiète singulièrement les autorités indiennes qui voient se développer à l’interne plusieurs mouvements proches d’Al Kaïda.
Condamnée par Washington et Islamabad, l’attaque plonge le pays dans un sentiment de terreur.
Le marché du Main Bazar ou encore la place Connaught ont été donc les cibles des terroristes qui connaissaient parfaitement bien les lieux d’affluence dans la capitale indienne.
Les enquêtes sur les attentats précédents avaient mis en lumière les ramifications des Indian Mudjahideen avec le Students Islamic Movement of India (SIMI) et le Harkat-ul-Jehadi Islami (HuJI), un groupe terroriste basé au Bangladesh, tous liés au mouvement d’Oussama Bin Laden.

Antisémitisme à Paris, rien de nouveau sous le soleil…

9 Sep 2008 In: Uncategorized
Au risque de paraître aux yeux de certains, inconscient, il me semble que les récents évènements qui ont frappé la rue Petit dans le XIXème arrondissement de Paris, n’ont rien d’un regain d’antisémitisme en France.
Néanmoins, force est de dénoncer avec la plus grande véhémence ce genre de violences, au même titre d’ailleurs que celles dont souffrent d’autres minorités. Il n’y a pas de différents degrés de violence raciste. Lorsqu’un Maghrébin se fait tabasser par une bande de skin-heads ou lorsqu’une bande de sympathisants d’Al Kaïda ou du Hamas s’en prend à des Juifs, c’est toujours au nom de la même haine, celle de l’Autre. Mais là n’est pas le point de mon propos.
Depuis le début des années 80, une vague de violence antisémite frappe les Juifs français. Et, depuis lors, on compte plus de 500 agressions à caractère antisémite sur l’hexagone par an. Copernic, la rue des Rosiers, Carpentras et Ilan Halimi sont les apogées d’un mouvement qui s’inscrit dans le long terme et qui va en grandissant.
La seule différence depuis l’avènement de Nicolas Sarkozy, c’est qu’on en parle. On en parle dans les médias, on en parle dans les couloirs de l’Assemblée nationale, on en parle en Israël (les quotidiens israéliens de ce matin). Mais, dans le fond, la situation ne change pas et les agressions antisémites ne sont pas un fait nouveau. Derrière les déclarations de bonne volonté faites par les pouvoirs publics français, par les représentants de la Communauté juive, par les associations, se cache un véritable mal-être. Un mal-être de la République pour ses enfants - en l’occurrence juifs- qui ne se sentent plus protégés par cette dernière.
Mais au final et malheureusement, ce n’est pas nouveau. Alors comment combattre cette violence antisémite ?
Permettez-moi de rester dubitatif quant au bien fondé d’une hyper-médiatisation de ces violences. Je penche davantage du côté de la Justice qui doit se montrer bien plus ferme et même, pourquoi pas du côté de l’auto-défense ou dirais-je de l’auto-protection qui dans le passé (FJF etc.) a montré de bons résultats lorsque les pouvoirs publics se montrent si impuissants en matière de prévention.
La France demeure une zone sensible pour les Juifs, pour ne pas dire une zone de tous les dangers. Mais, une chose semble claire, même à partir d’Israël et contrairement à toutes les idées reçues, il ne fera jamais bon d’être juif en France. L’Histoire nous l’a prouvé de manière trop sanglante à maintes reprises.
Alors, je sais éperdument que ce post en dérangera plus d’un de l’autre côté de la Méditerranée.Je m’en excuse par avance.

Sarkozy en Syrie - Chronique d’un échec annoncé

4 Sep 2008 In: Uncategorized
On ne parle que de cela depuis quelques jours. Le désir français de prendre part au/x processus de paix dans la région, le tout animé par une présidence française hyperactive et qui entend, par ce biais, redorer le blason de la République sur la scène internationale. Oui mais voila, renouer avec la Syrie d’Assad, c’est oublier la responsabilité syrienne dans le chaos libanais depuis 30 ans, c’est faire l’impasse des liens extrêmement solides entre Damas et Téhéran, c’est mettre de côté l’assassinat du Premier Ministre libanais, Rafik el Hariri, en 2005, commandité par les services syriens. Et aucun intrérêt à rappeller le rôle majeur des pouvoirs Baas dans l’instabilité constante au Proche Orient depuis plus de 50 ans, sans parler du régime dictatorial qui opprime les Syriens depuis toujours.

S’il est vrai, néanmoins, qu’on fait la paix avec ses ennemis, il ne faut pas oublier que la France se doit d’imposer des conditions fermes à toute reprise de contact avec ce genre d’état-voyou.
Mais que faire ? A l’Elysée, on veut faire vite ! Toujours plus vite. Et Sarkozy d’être déjà reparti de Damas, que la presse syrienne clame victoire pour Assad qui a su “imposer sa vision”. Tout est dit.
Et dans l’heure, le despote de Damas s’est empressé d’annoncer qu’il mettait un terme aux négociations indirectes avec l’Etat hébreu et ce, pour cause d’instabilité politique en Israël. CQFD.

Toujours est-il qu’à l’heure où la France entend reprendre un rôle d’envergure au Proche et Moyen-Orient, les capitales arabes se gaussent des agissements du nouveau locataire de l’Elysée qui, en appliquant le principe de tabula rasa, montre des lacunes sérieuses et dangereuses en matière de politique étrangère.

Rose abandonnée par les députés israéliens

1 Sep 2008 In: Uncategorized
Difficile de passer à côté ces derniers jours en Israël de l’affaire “la plus horrible” que l’Etat hébreu ait rencontrée, d’après le porte-parole de la Police.
La petite Rose, assassinée par son grand-père Roni Ron, dont le corps n’a toujours pas été retrouvé dans les eaux troubles du Yarkon.
Roni Ron, l’assassin présumé, aurait étranglé la petite fille de 4 ans avant de la jeter dans les eaux de ce petit fleuve pollué de la région du Centre d’Israël.
Depuis trois semaines les forces de l’ordre n’ont eu cesse de draguer les eaux du Yarkon pour pouvoir inculpé cet homme de 45 ans qui s’est marié à l’ancien femme de son propre fils. Bref, une histoire si sordide, si terrible. Aucun mot à écrire, un haut de coeur, une nausée.
Mais que dire du débat qui se déroulait ce matin, dans les murs de la Knesset.
Le président de la commission parlementaire pour la protection de l’enfance a exigé la semaine dernière la reprise des travaux immédiate de sa commission à la lumière des récents évènements.
Et ce lundi, alors que le corps de la petite Rose n’a pas encore été trouvé, aucun député israélien n’a cru bon participer aux débats de la commission.
Au delà du manque d’intérêt criminel des parlementaires, le message semble clair. Le sort des enfants maltraités en Israël ne représente aucune espèce d’importance pour les politiques israéliens bien trop occupés à se faire élire à la tête du parti au pouvoir (Tsipi Livni et Shaoul Mofaz), à vendre une propriété pour 40 millions de shekels  (Ehoud Barak) ou bien encore à construire un programme électoral démagogue (Bibi Nenteyahou). Triste jour en Israël !

L’adieu au poète Darwish

14 Aug 2008 In: Uncategorized
Quelle honte. Funérailles en grandes pompes, non loin du tombeau de Yasser Arafat à Ramallah. Présence d’hommes d’état venus rendre hommage au poète de la Palestine. Affiches politiques à l’effigie de l’un des plus grands hommes de lettres de notre génération. Discours politiques de responsables palestiniens, discours politiques de représentants étrangers, discours tout court.

Mahmoud Darwish s’en est allé discrètement à la manière d’un véritable poète, sans frasque, sans grandiloquence. Et, Proche-Orient oblige, ses funérailles se sont transformées en un véritable meeting politique pour l’ensemble des représentants palestiniens.



Et si l’ensemble de son oeuvre n’a pas toujours été des plus tendre vis-à-vis des Israéliens, si Mahmoud Darwish a quitté l’OLP pour protester contre les Accords d’Oslo, cet homme, ce poète a toujours choisi les mots pour défendre ses idées, à l’heure où d’autres envoient femmes et enfants se faire exploser dans des autobus civils.
Mais qu’importe, le poète est mort, ses idées justes ou non, demeureront.



A la récupération politique inomable à laquelle nous avons assistée lors de l’enterrement de Mahmoud Darwishj, je préfère me souvenir de ses mots, parfois cinglants, mais souvent si justes : “J’ai la nostalgie du pain de ma mère, du café de ma mère, des caresses de ma mère… Et l’enfance grandit en moi, jour après jour, et je chéris ma vie, car si je mourrais, j’aurais honte des larmes de ma mère”.



Adieu au poète !

Des JO 2008, de la guerre en Géorgie et d’Israël

11 Aug 2008 In: Uncategorized
Tristesse, impuissance, frustration et colère surtout.

Voila ce qui m’anime à l’heure où j’écris ces mots. L’été apportant son lot de malheurs à une humanité encline à l’autodestruction. Pékin 2008, ouverture des jeux et soumission occidentale face au Diktat communiste. Hégémonie russe et des milliers de morts en Géorgie, le monde ne dit rien. Et pour finir, charité bien ordonnée commençant par soi-même, Israël qui s’enlise dans un total “n’importe-quoi’. Triste Chronique de vacances.



Pékin 2008, un globe terrestre représentant l’humanité unie ensemble au nom du sport, au nom de la fraternité nue de politisation. Un globe qui soudainement et dangereux devient en son ensemble rouge ! L’avez-vous remarqué ?

Froid dans le dos. Non seulement, le monde entier a véritablement décidé de céder aux pressions d’une Chine plus jamais encline à imposer une vision de l’existence fondée sur la pensée unique et la violation la plus totale des droits les plus basiques de l’humain. On continue de mourir assassiné en Chine parce qu’homosexuel, parce que sidéen, parce qu’opposant ! Le tout aux yeux du monde venu consacrer la victoire de Pékin sur les valeurs les plus simplistes de la démocratie et de l’humanisme. Passons. Les JO 2008 ont pour votre serviteur, un goût amer rappelant l’amertume d’autres jeux, ceux de 1936, ceux de 1980. Mais passons !



Georgie 2008. La guerre aux portes de l’Europe. Moscou qui annonce clairement que le simulacre démocratique russe est terminé et on repense à l’Afghanistan en 1979. Les mêmes visages, la même impuissance occidentale, le même mépris des nations libres face à une guerre qui débute et qui se veut particulièrement barbare. Peut-il en être autrement ? On appelle au calme ! On demande aux deux parties de garder leur sang froid. Mais pour le moment, plus de 2000 morts, des civils bien entendu et Moscou continue de déployer son arsenal sur une République libre, certes pas si propre, mais libre et ce, aux sus d’un monde qui s’en fout. Mais passons.



Israël 2008. Ehoud Olmert s’en va. La guerre de succession se prépare. Et dans l’ombre Benjamin Netanyahou et Avigdor Liberman, accompagnés d’Arkady Gaydamac, attendent leur heure qui n’est pas si lointaine. La pauvreté avance à grand pas, malgré les “bons chiffres” de l’économie israélienne et un accord de paix semble revêtir les trais d’un doux fantasme pour de ne pas dire d’un rêve éveillé. Je crois que c’est l’échange entre Jérusalem et le Hezbollah qui a suscité un changement, en tout cas en mois. Voir l’ordure de Kuntar libéré et accueilli en héros alors que les familles Reguev et Goldwasser récupéraient leurs fils, Ehoud et Eldad, en morceaux dans des boites, je crois que cette vision a totalement changé la donne. Mais passons.



Triste constat d’un été malveillant qui, s’il n’annonce pas une catastrophe de grande envergure, il faut le reconnaître, nous laisse entrevoir, du moins, les prémices d’un monde de tous les dangers. 

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